J-5 : Tant qu’il y aura des femmes

Marie et Lucy lèvent le voile sur leurs personnages. Et leurs doux sourires.

De Raphaëlle à Marie…

Marie

« Il y a deux ans déjà, dans notre mise en scène des Dames du Jeudi de Loleh Bellon, mon personnage s’appelait Marie. Et j’entame enfin ma troisième et dernière année à l’Entracte en incarnant, encore une fois, une Marie. La boucle est bouclée comme on dit.

Bien que totalement antagonistes, ce sont deux femmes fortes, qui se donnent du mal pour dissimuler leurs faiblesses. L’humour et le détache- ment étaient les armes de la première, tandis que la deuxième s’acharne pour atteindre une perfection illusoire.

Ce qui me touche profondément chez la Marie de la Maladie de la jeu- nesse c’est sa manière de se donner à corps et à cœur perdu dans tout ce qu’elle entreprend, c’est son entièreté, ses vains acharnements et son manque de lucidité.

Marie est une idéaliste pathologique. Victime de ses lubies, c’est son dévouement à la vie qui la tuera. C’est cette force de vivre aliénante, cet acharnement, ce don de soi irraisonné d’une jeune femme d’une vingtaine année, qui me fascine et qui me donne profondément envie de redonner à mon personnage toute son énergie tourmentée.

Ma dernière Marie devra être forte est touchante, comme l’a été, je l’espère, la première. Mais quoiqu’il arrive, elle sera pour moi le plus beau point final. »

De Luna à Lucy…

Lucy

« Ma première pensée fut « chaleureuse ». Lucy dégage de la chaleur. Elle est solaire, naïve, très enjouée. Elle débarque toujours au moment clé, devant des spectateurs terrifiés.

Freder parle d’elle comme d’une funambule. Entre deux néants, elle sait trouver l’équilibre et c’est en cela qu’elle se distingue des autres personnages. Elle regarde droit devant elle sans se poser de questions et sans se précipi- ter, et vit pas à pas sur son fil, C’’est fascinant.

J’aime son rire. Il la rassure et il me rassure. Bien qu’en proie à des changements d’humeur permanents, elle garde sans cesse la même énergie solaire. Tous les personnages de la pièce l’envient. Et je crois que j’aimerais bien lui ressembler aussi. »

 

A propos de l'auteur
L'Entracte est la troupe de théâtre du CELSA, école de communication de Paris-Sorbonne. Composée d'étudiants amateurs, la troupe se renouvelle tous les ans et propose, en deux mois et demis, de monter une nouvelle pièce. De septembre à juin, l'aventure de l'Entracte est pleine de représentations à Paris et dans de nombreux festivals de théâtre ! Ces saltimbanques traversent donc la France avec la légendaire carriole de feu, symbole de notre troupe, qui transporte nos décors par monts et par vaux ! Délurés, déterminés et ambitieux, les membres de la troupe s'efforcent de toujours présenter une pièce de bonne facture. C'est toujours avec le sourire aux lèvres et l'énergie au ventre que la passion pour le théâtre et l'énergie de la troupe se transmettent de générations en générations, depuis douze ans maintenant.

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