Meet Marie.

Rapmariehaëlle sera Marie dans les Dames du Jeudi de Loleh Bellon, du 17 au 20 décembre, à 20h à Levallois.

« Marie est franche … Marie aime dire la vérité » parce qu’elle « trouve ça plus simple finalement »

Marie, c’est peut être la lucidité incarnée. Elle survole les choses, s’en distance avec humour et ironie. Elle lit dans ses deux amies comme dans un livre ouvert. Livre dans lequel elle parcourt ses souvenirs ou tente de trouver le sommeil et la paix intérieure qu’elle a perdus.

Marie peut sembler être la plus épanouie ou disons plutôt la moins névrosée. Mère de famille aimante, amie attentive, elle porte pourtant en elle un veuvage prématuré et un lourd secret. C’est ce qu’elle a vécu qui la pousse à rire de tout, c’est sa coquille, sa carapace. Marie est très intéressante à incarner. C’est un personnage complexe, à plusieurs étages. A la surface du texte, j’ai d’abord rencontré une Marie drôle, enthousiaste, franche, qui trouve toujours le mot juste pour réconforter, rire ou mettre fin à une dispute.Dans ce trio de femmes elle représente  l’éternelle grande sœur. Mais au fil des répétitions et aux détours de nouvelles lectures, j’ai découvert chez elle des facettes encore inexploitées.
Finalement elle incarne toutes les femmes : les mères, les travailleuses, les veuves, les sœurs, les amies ou les rivales. C’est sa normalité qui m’a le plus intéressée. Jouer Marie c’est se mettre dans la peau de la femme de tous les jours, la femme forte et indépendante, mais la femme cassée par le temps, par les affres de la vie, la femme d’une sensibilité extrême qui se donne autant de mal à le cacher. Sa franchise, sa sincérité, la façon qu’elle a de ne ménager personne et surtout pas elle même, elle les doit à ses expériences de vie. A soixante ans elle a décidé de ne plus perdre son temps, elle croque à pleines dents dans ce qui lui reste de vie comme dans ces fameux macarons à la framboise, parce qu’elle sait bien qu’elle a plus de passé que d’avenir. Elle jouit de tout et sans mentir, sans messes basses, sans faux semblants parce qu’elle « trouve cela plus simple finalement ». Si elle semble avoir la tête sur les épaules c’est certainement parce qu’elle se bat au quotidien pour ne pas perdre pied.

Raphaëlle Rousseau.

A propos de l'auteur
L'Entracte est la troupe de théâtre du CELSA, école de communication de Paris-Sorbonne. Composée d'étudiants amateurs, la troupe se renouvelle tous les ans et propose, en deux mois et demis, de monter une nouvelle pièce. De septembre à juin, l'aventure de l'Entracte est pleine de représentations à Paris et dans de nombreux festivals de théâtre ! Ces saltimbanques traversent donc la France avec la légendaire carriole de feu, symbole de notre troupe, qui transporte nos décors par monts et par vaux ! Délurés, déterminés et ambitieux, les membres de la troupe s'efforcent de toujours présenter une pièce de bonne facture. C'est toujours avec le sourire aux lèvres et l'énergie au ventre que la passion pour le théâtre et l'énergie de la troupe se transmettent de générations en générations, depuis douze ans maintenant.

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