Un week-end capital

Dans leur course contre la montre, c’est un peu la mi-temps. Six semaines après avoir constitué leur troupe, et six semaines avant leur première représentation à Levallois, les comédiens de l’Entracte se sont donné rendez-vous en province, pour le grand week-end de la Toussaint. A 2h au sud de Paris, c’est dans l’ouest de la Bourgogne que les 8 comédiens se sont retrouvés… pour travailler. Pas question de se « mettre au vert », ni de se reposer, ce week-end est capital dans leur préparation.

Mais que font-ils vraiment ? On a voulu en savoir plus, et votre blog préféré a alors investigué. Le rendez-vous est pris pour faire le point, à 20h… Mais Antoine, l’un des deux metteurs en scène ne rappelle finalement qu’à 22h30 : « désolé, la répétition a duré un peu plus longtemps que prévu ». Le ton est donné. Droit au but, on se risque à demander l’objectif du week-end, et Sandra, aux manettes avec Antoine, précise : « l’objectif est de filer pour la première fois le spectacle en entier, mais aussi de travailler en profondeur les personnages, et de comprendre leur évolution tout au long de la pièce ». Antoine complète : « on cherche aussi à former une petite famille, à faire que tout le monde se connaisse, et qu’on devienne soudés ».

Les 8 comédiens, avec Talia au premier rang à gauche, devant Sandra, tandis qu'Antoine est en au dernier rang à droite, à côté de Thomas et son écharpe rouge

Véritablement, ce qui marque chez eux, c’est cet esprit de troupe. Et les nouveaux confirment : « on a été très vite intégrés, des liens se créent entre nous, on vit déjà comme une troupe », raconte Talia, nouvelle au Celsa et dans la troupe. « D’ailleurs, reprend Thomas, les metteurs en scène y sont pour beaucoup, ils nous rassurent vraiment et nous permettent de ne penser qu’à notre personnage ». En effet, pour Sandra et Antoine, être metteurs en scène ce n’est pas cadrer les comédiens, c’est au contraire « leur permettre d’aller au-delà d’eux mêmes, faire qu’ils se lâchent, pour qu’ils soient créatifs, en instaurant un climat de complicité », explique Sandra. Pour Antoine, il n’y a pas le choix : « c’est une pièce qui a besoin de liberté, il faut laisser la place au naturel, et donc aux comédiens ».

Dans leur course contre la montre, c’est un peu la mi-temps, disait-on en début de cet article, et justement, on a cherché à le leur rappeler, histoire de voir comment ils appréhendaient ce rapport au temps. Mais là où on s’attendait à du stress, on n’a rien trouvé de tel. Thomas et Talia, deux des quatre nouveaux comédiens, sont confiants : « une émulation est en train de se créer, et on avance de plus en plus vite », explique Thomas. « On n’est pas loin de ce qu’on veut faire » se risque Talia, pour qui le véritable enjeu est en fait de « se mettre au niveau des années précédentes et de la réputation de la troupe ». C’est tout le bien qu’on leur souhaite !

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