Du vent dans les branches de sassafras

Cette année l’Entracte se met aux couleurs de l’Ouest. De la poussière, des cowboys, des indiens, des armes, du sang, des femmes et du drame : la recette idéale concoctée par René de Obaldia pour une parodie de western détonante.

 

Du vent dans les branches de sassafras de René de Obaldia

Au fin fond du Kentucky, au début du XIXème siècle. La famille Rockefeller est attablée devant un maigre repas. John-Emery, le patriarche bourru, observe son petit monde d’un oeil mauvais. Il y a tout d’abord Caroline, son épouse aimante , son fils Tom, pâle voyou qui rêve de fortune et d’aventure, contestant sans cesse l’autorité paternelle et qui titille sans cesse sa soeur Paméla, une beauté sauvage qui préfère se réfugier dans ses romans-feuilleton. Enfin, le Docteur Bulter, parasite de la famille, noie ses crimes passés dans l’alcool et la débauche.

Oui mais voilà, nous sommes en pleine conquête de l’Ouest et les Indiens, peuple primitif et sanguinaire, ont rasé les environs. Pancho City n’est plus que des ruines fumantes et Oeil-de-Perdrix, vient annoncer à la famille un massacre imminent. Alors que les Rockefeller décident de se barricader et de préparer l’assaut, arrive une inconnue terrifiée.:Miriam, putain au grand coeur. Elle trouve refuge chez les Rockefeller et va faire surgir des souvenirs lointains et parfois douloureux.

Pendant ce temps, les Indiens lancent leurs attaques sauvages et déchaînées contre la maison. Alors que Miriam, touchée par une flèche empoisonnée, sombre dans la folie, les Rockefeller s’entredéchirent et voient leur fin arriver. Leur seule chance de salut est Carlos, le shérif ténébreux et malmené par la vie qui s’attache à cette famille de rustres et fait revenir l’espoir, la vie et l’amour.

Musique, danse, rire et larmes, cette pièce de René de Obaldia est une véritable mine d’or. Nous avons essayé d’utiliser tous les ressorts du texte à la fois poétique, émouvant et burlesque de l’auteur, sans jamais – ou presque – censurer nos idées de mise en scène.

A propos de l'auteur
L'Entracte est la troupe de théâtre du CELSA, école de communication de Paris-Sorbonne. Composée d'étudiants amateurs, la troupe se renouvelle tous les ans et propose, en deux mois et demis, de monter une nouvelle pièce. De septembre à juin, l'aventure de l'Entracte est pleine de représentations à Paris et dans de nombreux festivals de théâtre ! Ces saltimbanques traversent donc la France avec la légendaire carriole de feu, symbole de notre troupe, qui transporte nos décors par monts et par vaux ! Délurés, déterminés et ambitieux, les membres de la troupe s'efforcent de toujours présenter une pièce de bonne facture. C'est toujours avec le sourire aux lèvres et l'énergie au ventre que la passion pour le théâtre et l'énergie de la troupe se transmettent de générations en générations, depuis douze ans maintenant.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :